Guides
September 10, 2026
·
5
min de lecture

Codes à barres ou codes QR : quand choisir chaque technologie d’étiquetage

Le code linéaire identifie un article lisible partout; le code QR ou 2D transporte plus de données, des liens et se lit au téléphone.

Don Marino
Publié par
Don Marino

Choisissez un code à barres linéaire quand l’étiquette doit seulement identifier un produit, une caisse ou un emplacement, et que tous les lecteurs de votre chaîne doivent pouvoir le lire. Choisissez un code QR ou un autre code 2D quand vous devez transporter plus de données, comme un numéro de lot, une date de péremption, un numéro de série ou un lien Web, ou quand des gens le liront avec un téléphone. Bien des étiquettes portent maintenant les deux.

Quelle est la différence entre un code à barres et un code QR?

Un code à barres linéaire (1D) stocke des données dans une rangée de barres et d’espaces de largeurs différentes. Le code UPC-A des emballages vendus en Amérique du Nord contient 12 chiffres. Ce numéro est le code article international (GTIN), l’identifiant du produit dans le système GS1. Les codes à barres linéaires font partie du commerce de détail depuis la première lecture d’un code UPC, en 1974.

Un code QR est un code à barres 2D. Il stocke les données dans une grille carrée de cellules foncées et pâles, donc à l’horizontale et à la verticale. Denso Wave a annoncé le code QR en 1994. Le nom signifie « quick response » (réponse rapide), car il a été conçu pour être lu vite. L’industrie automobile l’a adopté tôt, sur des étiquettes kanban électroniques qui suivent les pièces de la production à l’expédition.

Combien de données chacun peut-il contenir?

  • UPC-A : 12 chiffres, soit un GTIN.
  • La plupart des codes linéaires : environ 20 caractères, selon Denso Wave. Le Code 128 peut en contenir plus, mais le code s’allonge à chaque caractère.
  • Code QR : jusqu’à 7 089 chiffres, ou 4 296 caractères en mode alphanumérique (chiffres, lettres majuscules, espace et quelques symboles). C’est le plus grand symbole, la version 40, au niveau de correction d’erreurs L, selon le sommaire de la spécification du code QR.

Un code QR sur une étiquette en contient beaucoup moins. Plus il y a de données, plus le symbole est grand et dense. Il faut alors une impression plus nette et une lecture de plus près.

Quand utiliser un code à barres linéaire?

  • À la caisse, où les codes UPC et EAN restent les codes que tous les magasins peuvent lire.
  • Sur les étiquettes d’expédition, de réception et d’entrepôt qui doivent fonctionner avec les lecteurs que vous avez déjà. Les anciens lecteurs laser ne lisent que les codes linéaires.
  • Pour des identifiants simples, comme une UGS, un GTIN, un emplacement de casier ou un numéro de carton.

Quand utiliser un code QR?

  • Pour des liens que les clients ouvrent avec l’appareil photo de leur téléphone, comme un mode d’emploi, une garantie ou une page produit.
  • Pour mettre plus de données dans un petit espace, comme un GTIN, un numéro de lot, une date de péremption et un numéro de série sur une même petite étiquette.
  • Pour les étiquettes qui risquent d’être salies ou éraflées, grâce à la correction d’erreurs intégrée.
  • Pour une manutention rapide, car un code QR se lit dans tous les sens (360°).

Comment fonctionne la correction d’erreurs du code QR?

Un code QR contient des données en surplus pour qu’un lecteur puisse reconstituer ce qui manque. Vous choisissez l’un de quatre niveaux. Chacun fixe la part du code qui peut être perdue puis restaurée :

  • Niveau L : environ 7 %
  • Niveau M : environ 15 %
  • Niveau Q : environ 25 %
  • Niveau H : environ 30 %

Selon Denso Wave, le niveau M est le plus courant, et les niveaux Q ou H conviennent aux usines où les codes se salissent. Plus le niveau est élevé, plus le code est grand. Un code linéaire comme l’UPC-A n’a qu’un chiffre de contrôle. Il détecte une mauvaise lecture, mais il ne peut pas reconstituer des données perdues.

Qu’est-ce qui change à la caisse au Canada?

GS1, l’organisme de normalisation derrière les codes UPC et EAN, s’est fixé un objectif mondial appelé Ambition 2027. GS1 US l’appelle Sunrise 2027. D’ici la fin de 2027, les systèmes de point de vente (PDV) devraient lire trois codes 2D approuvés en plus des codes linéaires :

  • GS1 DataMatrix
  • QR Code avec URI GS1 Digital Link
  • Data Matrix avec URI GS1 Digital Link

Selon GS1 Canada, la transition sera graduelle, et les produits devraient porter un code 1D et un code 2D pendant cette période. Le passage au 2D est facultatif pour les propriétaires de marques. Les magasins ont besoin de lecteurs à imagerie pour lire les codes 2D. Les sites équipés d’anciens lecteurs laser devront donc changer de matériel.

GS1 Digital Link intègre le GTIN dans une adresse Web. Un seul code QR peut alors être lu à la caisse et aussi mener le téléphone du client vers les détails du produit. Un simple code QR de marketing qui ne contient qu’une adresse Web n’a pas de GTIN. La caisse ne peut donc pas s’en servir pour identifier le produit.

Quelle est la place du Data Matrix en santé?

En santé, le code 2D de choix est le GS1 DataMatrix, et non le code QR. Selon GS1, le GS1 DataMatrix est déjà largement utilisé en santé, et GS1 Digital Link n’est pas utilisé dans les codes à barres du secteur. Au Canada, les pharmacies de détail et d’hôpital se sont fixé le 31 décembre 2025 comme date cible pour apposer le GS1 DataMatrix sur les produits pharmaceutiques. Le secteur du cannabis avait fixé le 1er janvier 2025.

Comment choisir pour vos étiquettes?

  • Qui lit le code? Une caisse de magasin, un lecteur d’entrepôt ou le téléphone d’un client.
  • Quelles données contient-il? Un identifiant seulement, ou aussi un numéro de lot, une date ou un numéro de série.
  • Quels lecteurs avez-vous? Les lecteurs laser ne lisent que les codes linéaires. Les lecteurs à imagerie lisent les deux.
  • Où l’étiquette sera-t-elle? Sur une tablette propre ou dans une usine poussiéreuse.
  • Comment l’imprimerez-vous? Chaque code a besoin d’une marge vierge (la zone de silence) et d’un bon contraste. Un vérificateur de codes à barres peut évaluer la qualité d’impression avant que vous imprimiez des milliers d’étiquettes.

Questions fréquentes

Un code QR peut-il remplacer un code UPC aujourd’hui?

Pas encore dans la plupart des commerces de détail au Canada. Les détaillants se préparent à lire les codes 2D d’ici la fin de 2027, et GS1 Canada s’attend à ce que les produits portent les deux codes pendant la transition. Un code QR ne fonctionne à la caisse que s’il suit la norme GS1 Digital Link et que les lecteurs du magasin peuvent le lire.

Combien de données un code QR peut-il contenir?

Jusqu’à 7 089 chiffres ou 4 296 caractères alphanumériques dans la plus grande version, au niveau L. Les codes sur les étiquettes en contiennent beaucoup moins, pour rester petits et rapides à lire.

Quel niveau de correction d’erreurs choisir?

Le niveau M (15 %) est le plus courant. Utilisez Q ou H si les étiquettes risquent d’être salies ou éraflées, et prévoyez un code plus grand.

Faut-il de nouveaux lecteurs pour les codes 2D?

Il vous faut des lecteurs à imagerie. Les lecteurs laser ne lisent que les codes linéaires. Il faut donc les remplacer pour lire les codes QR ou Data Matrix.

ProVision Labels par Ahearn & Soper conçoit et imprime des étiquettes avec codes linéaires et 2D, et Ahearn & Soper fournit les lecteurs à imagerie et les imprimantes d’étiquettes qui vont avec. Parlez à notre équipe pour trouver le bon code pour vos produits.

Partager cet article
LinkedInCourriel
Prochaine étape

Envie de parler de vos opérations?

Dites-nous ce que votre entrepôt doit accomplir, et nous vous dirons franchement si nous pouvons vous aider.